Pâques sur les crêtes des Vosges

En Allemagne comme en Alsace-Lorraine, le vendredi saint qui précède le lundi de Pâques est aussi férié! Ayant 4 jours devant nous, nous en avons profité pour partir randonner dans les Vosges. En ce début de mois d'avril, le printemps a déjà fait son apparition mais la météo prévoit une légère chûte des températures pour ce week-end de Pâques. Une bonne opportunité pour se faire plaisir et à la fois éprouver un peu plus mon équipement. En particulier, un nouveau prototype d'abri ultra léger cousu durant l"hiver.

Mais chose à laquelle nous ne nous attendions pas trop (oui, je suis de nature optimiste), la petite balade de printemps s'est transformée en rando hivernale!

Trace GPS

Voir la carte en plein écran.

Profil d'altitude

Profil d'altitude

Le récit

Nous sommes mercredi soir, il est 11h quand je rentre chez moi. J'ai pris mon jeudi après-midi pour partir plus tôt en week-end. Seul souci, je ne sais pas encore où... Tergiversations... quelques randonneurs de Randonner-Léger.org parlent de faire une sortie dans les Vosges, moi je me tâte entre Vosges, temps potable, presque plus de neige, pas trop loin, et les Alpes suisses, temps pourri, beaucoup de neige, et loin. Finalement nous optons pour les Vosges. Je trace alors à la va-vite un tracé en boucle au départ de Turckheim suivant à peu près les crêtes et mets tout ça sur mon GPS en guise de carte avant d'aller au dodo.

Jeudi, jour du départ. A peine fini la matinée, Irina et moi rassemblons quelques affaires de rando et un peu de bouffe avant de manger un bout et décoller à 14h. Nous passons à Strasbourg dire bonjour à Dominique, collègue de Randonner Léger. Après un agréable repas passé en sa compagnie, nous reprenons la route vers Turckheim, le village du veilleur de nuit, où nous arrivons vers 11h. Gros dilemne. Nous avions pensé marcher quelques minutes et poser le bivouac, mais il a plu toute la journée, nos sacs sont encore à moitié prêts et je n'ai encore jamais dormi sous mon nouvel abri... Nous passons donc la nuit dans la voiture, bien au chaud sous le duvet.

Vendredi
Turckheim - Petit Ballon, 24km, 1400m D+, 380m D-

Ca y est, on va pouvoir attaquer. Nous nous réveillons au milieu des maisons, en périphérie de Turckheim. Répartition du matériel et de la bouffe dans les sacs, mini déjeuner et c'est parti. Il est 7h30. Dès les premiers pas, alors que nous sortons du village en traversant les vignobles, une cigogne vient se poser au milieu des raisins, pour nous rappeler que nous sommes bien en Alsace.


Le début se fait sur un petit sentier forestier, très humide, avant de rejoindre de château du Hohlandsbourg, en pleine restauration. Belle bête. Le sentier devient piste, puis sentier à nouveau, et re-piste. Passage à la Fontaine de la Dame pour se ravitailler en eau. Nous ne croisons pas grand monde, à part une biche et un écureuil. Le temps est gris et brumeux, il doit faire autour de 5°C, mais la balade est agréable.


Nous passons devant le refuge du Staufen, un bel abri de pierre en accès libre, avant d'atteindre le sommet du même nom, culminant à 898m, vers 11h (nous sommes partis de 230m). Quelques kilomètres plus loin, nous faisons une pose repas dans les ruines du Schrankenfels.



Poursuite sur le GR532, qui mène au Petit Ballon, notre objectif du jour. La pente est douce mais toujours montante, les sentiers sont très bien balisés et agréables à parcourir.


Nous avons même droit à l'apparition furtive du soleil, juste avant d'arriver au col du Mutterthal. A partir de maintenant et ce jusqu'au pied du Petit Ballon, le chemin se transforme en piste. Pas très intéressant ce Chemin du Général. Mais bon, ce n'est qu'une heure de marche.

Nous arrivons enfin à l'Auberge du Boenlesgrab, où nous faisons une dernière pause avant de gravir les 400m de dénivelé qui nous séparent du sommet du Petit Ballon. Ça attaque raide sur une piste avant de bifurquer en lacets entre les pins et un tapis de mousse imbibé d'eau. Nous passons pas loin d'une ferme et prenons le risque d'attendre encore avant de faire le plein d'eau. Plus nous montons, moins il y a d'arbres et plus le brouillard se fait dense.


Nous sommes une heure plus tard sous le sommet lorsque j'aperçois une flaque d'eau. Elle ne paye pas de mine, mais c'est bel et bien une source qui jaillit de sous-terre. Lent remplissage des bouteilles pour le repas du soir.


Enfin nous arrivons au sommet (1272m) 5min plus tard. Du monde, peu de visibilité, et encore des restes de neige sur les versants nord à l'ombre des arbres.


Nous nous éloignons pour poser le bivouac, plein est, en espérant se faire réveiller par le soleil demain matin. Dans la nature, il faut garder espoir si l'on ne veut rater aucun moment!

Je passe un quart d'heure à monter le fruit de ma conception :D Pas trop de vent, nuages éparses, qui nous laissent même apercevoir le soleil, ça ne devrait pas être une première nuit difficile.


En finissant de préparer les pâtes, je sens subitement une nausée m'envahir. Coup de fatigue? Altitude? Hypoglycémie? Avec 25km et 1300m D+, c'est pas impossible. Je n'avale rien, Irina fini ma part et nous allons nous glisser dans le sac de couchage. Réveillé deux heures plus tard par un bout de toile qui claque (que je tends, du coup), je me sens beaucoup mieux. Vivement le petit déjeuner :)

Samedi
Petit Ballon - Col de la Schlucht, 27km, 770m D+, 870m D-

Pas de soleil au réveil, mais presque. Le ciel est couvert sur l'horizon, mais nous offre quand même quelques rayons. Nous en profitons pour essayer de faire sêcher le givre déposé sur le duvet. Nous avons passé une bonne nuit.

Nous reprenons la route vers 8h30 après un chocolat chaud, avec pour objectif le Hohneck, où nous devons retrouver Manu et Audrey en fin d'après-midi. Nous traversons pas mal de petits névés, mais la progression est facile et amusante sur un petit sentier tantôt au milieu des les arbres, tantôt au milieu des chaûmes.

Irina a depuis hier la tige de ses chaussures qui vient taper contre le tendon, pas très confortable. Je tente de lui faire un petit coussinet en gaze de coton maintenue par du duct tape (qui trouve ici ses limites, noter pour la prochaine fois de prendre une petite bande élastique).

Le Klintzkopf, dont la zone protégée est fermée à cette époque de l'année pour laisser la faune se reproduire, doit être contourné. Nous quittons le GR532 pour continuer sur le GR5 dans une forêt extrêment humide. Nous pressons le pas pour sortir de cette grotte de glace.  

Le sentier a laissé place à la piste à nouveau. Je reçois un coup de fil de Manu, qui me propose de se voir plus tôt. N'ayant pas vraiment idée de la distance qui nous sépare du Rainkopf, où il me propose de se retrouver, je lui dit OK pour 14h. Je me rends vite compte après scrutation de la carte que mon horaire est un peu optimiste, mais faisable. Irina me regarde l'air de dire "ça veut dire qu'on va devoir courir pendant encore 3h sans manger??". J'essaie de la motiver et nous nous remettons en route illico.

Il y a vraiment beaucoup de neige à l'approche du col de Hahnenbrunn, nous faisons bien 200m les pieds dans un champ de neige, avant de rejoindre plus loin la route des crêtes. Il est midi, Irina a faim, et commence à réaliser que nous n'aurons pas le temps de nous arrêter si l'on veut être à l'heure au rendez-vous :) Je n'ai rien mangé hier mais je puise dans mes réserves (noter pour la prochaine fois: prendre moins de bouffe, c'est lourd, et on s'en passe!).

Nous continuons sur les crêtes, en traversant de plus en plus de névés.

Le soleil est même de la partie, voilà la motivation qui fait avancer! Et sortir l'appareil photo...

Il est 13h15. Coup de fil. Manu et Audrey sont déjà au Rainkopf, et nous venons de passer devant le panneau l'annonçant à 1h15 devant nous... Ils se décident à revenir dans notre direction, nous nous croisons 45min plus tard au sommet du Rothenbachkopf (1316m). Descente au col du même nom pour enfin manger un peu. Irina a les yeux qui brillent :p

Pause déjeuner et sêchage du duvet, encore un petit peu humide, sous le soleil qui s'invite à table! Magique! Puis nous reprenons la route. Nous sommes rapidement au Rainkopf, puis au collet du Rainkopf, où nous faisons le plein d'eau pour le bivouac du soir.

Progression en sympathique compagnie, bien plus tranquille que la course de ce matin, et tant mieux, un peu de repos après le sport :)

Sur le chemin brillent au soleil de minuscules jonquilles sauvages, pour nous rappeler que maglré les névés, nous sommes bel et bien au printemps.

Nous arrivons vers 16h30 au Hohneck.

Là-haut, l'auberge est fermée. Nous enfilons la doudoune car le vent frais souffle allègrement, et il ne reste que de la descente jusqu'au bivouac. A ce point là, nous aurions voulu prendre le sentier des roches, qui part au nord du Petit Hohneck le long du versant est de la crête. Mais le terrain, très humide et à l'ombre, est encore bien couvert de neige, lourde qui plus est. Direction les Trois Fours, en longeant la falaise.

La neige de certains névés vire parfois à la soupe, sans prévenir. Et moi j'ai eu la bonne idée pour cette randonnée de vouloir tester mes nouvelles chaussures d'été... amphibiennes - comprendre avec plein de trous. Résultat, malgré mes esquives, je finis les pieds humides. Mais au final tout le monde est dans le même bain!

Nous passons les Trois Fours, et prenons la direction du col de la Schlucht jusqu'à sortir de la réserve naturelle du Frankenthal. Avant de se retrouver à nouveau dans la pente, nous posons les abris pour passer la nuit dans les bois. David, mon petit abri fermé, contre Goliath, le SpinTwin de Manu.

Il se met à neigeoter, mais rien d'alarmant. D'ailleurs, pendant le montage, nous avons même droit à quelques rayons de soleil!

Pendant que Manu nous prépare avec amour des nouilles chinoises (pas les toutes prêtes, les vraies!), j'allume un feu avec les quelques brindilles sêches que je trouve et une bougie chauffe plat. Audrey et Irina sont ravies de pouvoir se réchauffer, et moi je vais pouvoir faire dégorger l'eau de mes chaussettes!

Après ces deux heures de veillée au coin du feu, à manger pâtes, magret sêché et saucisson, la lumière du jour a bien baissé. Allez hop, tout le monde au lit. Il est 20h, il recommence à neigeoter...

Dimanche
Col de la Schlucht - Turckheim, 31km, 500m D+, 1480m D-

 Durant la nuit, enfoui dans ma doudoune, il m'a semblé entendre le crépitement de la neige sur la toile, plus intense qu'au coucher. J'entends Manu et Audrey s'agiter. La lueur du jour revenant peu à peu, je m'aperçois que l'abri est totalement recouvert d'un bon centimètre de neige. Je passe le nez sous la toile pour m'émerveiller devant la forêt tapissée de blanc. J'aimerais sortir de l'abri sans faire tomber cette neige qui le camoufle, mais c'est difficile dans une telle tente de poche...

Pour autant, l'espace sous la toile est resté suffisant, même à deux. Le sac de couchage a certes flurté avec le silnylon, mais aucun gros dommage n'est à déplorer. Ah si... mes chaussures. Je les avais posées trop près du bord de la toile... elles sont maintenant PLEINES de neige! Avant la prochaine rando, il me faut absolument finir de coudre les haubans latéraux pour gagner en habitabilité...

Nous sortons ranger les affaires et préparer un petit déjeuner chaud, car il fait -4°C. Le temps de commencer à faire chauffer notre chocolat au lait, Manu et Audrey sont déjà sur le départ. Nos chemins s'opposent. Nous les saluons et finissons de déjeuner, Irina et moi, sous ce décor nouveau.

Avant d'enfiler mes chaussures pleines de neige, j'ai pris soin d'enfiler un sac plastique autour de mes chaussettes, pour les garder au sec. Idée que j'ai piochée sur le forum de RL. Sensation bizarre d'instabilité au début, mais on s'y fait. On verra si ça fait l'affaire.

Enfin nous levons les voiles un peu avant 9h. Encore deux jours devant nous pour retrouver Turckheim, ne nous pressons pas. Hier nous étions au printemps, aujourd'hui de retour en hiver. Une toute autre randonnée commence , profitons-en :)

Nous rejoingnons le col de la Schlucht rapidement. Pas grand monde ici. Irina a froid aux mains avec ses gants fins en polaire. On essaie les gants en latex (de réserve) par dessus, pour protéger du vent et de l'humidité et continuons.

Nous passons à côté de l'accès aux escaliers de Hirschstein, que nous aurions également voulu imprunter, mais là ça risque d'être casse-gueule. Suite sur le GR5. Nous sommes seuls, à avancer dans un vague couloir qui sillonne entre les arbres sur la crête, avec comme guide quelques traces de pas laissées dans la neige, recouvertes par 2cm de poudreuse. Nous traçons notre chemin, silencieusement sur ce tapis immaculé, parfois sous un rayon de soleil, des moments comme je les aime :)

Nous passons le Tanet (1284m). Le pied d'Irina semble aller mieux depuis hier, par contre elle a toujours du mal à garder ses doigts chauds. Je lui donne alors ma paire de gants en polaire, qui en plus des siens, parviendront enfin à maintenir ses mains à température. J'enfile les gants en latex sur mes mains nues. L'humidité intérieure se refroidit rapidement sous l'effet du vent. Je n'arrive pas à garder les mains chaudes avec (contrairement à la polaire), mais ça protège du vent et du froid (il fait quand même -5°C, certainement moins avec le vent). Mais la doudoune tient mon corps bien au chaud. En rentrant mes mains dans les poches de temps en temps, j'arrive à ne pas avoir froid.

Nous continuons à travers la réserve naturelle du Tanet-Gazon du Faing.

Le plafond est bas, il neigeote toujours. Une variante panoramique du GR5 permet de longer la falaise, mais nous sommes obligés vers la fin de recouper vers le chemin principal pour éviter des corniches. Mais le jeu en vaut la chandelle.

L'endroit est magnifique (pas loin d'un carrefour nommé Dreieck - triangle en allemand). Malgré les nuages, on peut distinguer le sentier de crête que nous allons d'ici peu fouler. On sent que le soleil essaie de percer, la luminosité est assez intense, il fait de moins en moins froid, et sans s'en rendre compte, nous sommes en train de faire le plein d'UV :)

Nous croisons quelques randonneurs en ce dimanche Pascal, avant de rejoindre l'embranchement pour le sentier descendant au Lac Noir. Fin du GR5 pour nous ici. Chemin un tantinet scabreux au départ. Nous devons passer entre quelques buissons, au-dessus d'un ru couvert de neige. Chose que je n'ai remarqué qu'après y avoir plongé le pied... Le sentier se fait plus large et nous permet ensuite de le longer.

La pente devient raide, le sentier court en lacet à travers la pinède. Encore une fois, personne n'est passé ici ce matin. La fine couche de poudreuse qui recouvre les racines et la neige de l'hiver passé permet justement d'avoir une bonne adhérence. J'en viens à regretter de moins en moins d'être parti avec mes chaussures amphibiennes (en fait, je ne l'ai même jamais regretté :p). Descente agréable, le soleil nous force même de temps en temps à sortir l'appareil photo!

Nous arrivons enfin au Lac Noir. Barrage de retenue, un parking avec des camping cars, une auberge pleine à craquer, pas des plus intéressant. Nous profitons quand même de cet endroit dégagé pour faire sêcher le sac de couchage pour le bivouac de ce soir, en prévision de mauvais temps. Nous prévoyons de dormir du côté du Col du Linge.

Après une petite collation et avant de reprendre la route, je jette un oeil à mes pieds. Ou plutôt mes chaussettes en sac plastique, car j'ai la sensatioin malgré tout d'avoir les pieds humides.

En effet, les plastiques se sont complètement ouverts et mes plantes de pied mouillées. J'enlève les sacs plastiques, mes chaussettes sêcheront en marchant.

14h30. Marche sur la route avant de rejoindre le GR532, avec un point de vue sur notre parcours d'hier et aujourd'hui (Hohneck et Petit Hohneck enneigés en arrière-plan).

Nous venons de passer sous les 1000m mais il reste encore pas mal de neige. Le chemin devient peu a peu un mélange de neige et de boue, un peu d'herbe est heureusement présente pour stabiliser le tout. Nous descendons tranquillement en pente douce et atteignons rapidement le col du Wettstein, où a eu lieu une grande bataille durant 14-18.

Quelques centaines de mètres plus loin, nous nous ravitaillons en eau à l'auberge du Glasborn. Les pieds en éventail, nous faisons une courte pause sêchage avant de repartir. Il fait bon et mes pieds sont enfin sec.

Nous traversons à nouveau un champ de bataille, à quelques pas du col du Linge. On peut imaginer, en regardant les terrains, tous ces hommes qui se cachaient dans ces dépressions, avant un ultime assaut. Les lignes de front de chaque camp n'étaient parfois séparées que d'une quinzaine de mètres!

Au sortir de ce décor à la triste histoire, le chemin se poursuit dans une forêt. A nouveau, comme au Klintzkopf, l'humidité est telle qu'on sent le froid nous envahir. Nous pressons le pas.

Il est 17h. Je jette un oeil à la carte, il nous reste encore au moins 10km à parcourir. Nous pensons au bivouac. Ces forêts, humides, froides, sombres, aussi proches des habitations, ne me donnent pas envie. Après tout, on bivouaque pour se faire plaisir, où lorsqu'il nous est impossible de rallier un objectif dans la journée. La décision est prise, nous accélérons pour rentrer ce soir à la voiture.

La suite du chemin n'est pas bien intéressante. Des pistes forestières, qui se transforment en chemin de temps en temps. Toujours au milieu des arbres.

Petits pas de courses lorsque les descentes deviennent un peu plus raide. Nous atteignons le Grand Hohnack, dernière montée qui au détour d'un virage offre encore un beau panorama sur les ballons d'Alsace.

Dès que nous pouvons, nous courrons encore. Nous arrivons aux Trois-Epis, où nous quittons la piste pour un joli petit sentier qui descend entre les pins et les hêtres.

Peu avant Turckheim, une biche détale à 30m de nous. Nous courrons encore. Mes pieds chauffent, Irina a depuis quelques kilomètres un genou douloureux, mais rien de trop méchants.

Un peu avant 20h, après finalement 15km et 3h de marche sportive, nous voilà à la voiture, content de finir la journée. La boucle est bouclée, nous mangeons un bout et prenons la route, en espérant être avant minuit à la maison :)

Au final, c'était une belle balade sur les crêtes de Vosges. La fin, outre le cheminement sur ces sites historiques de la Grande Guerre, ne présente pas d'intérêt majeur, mais c'est un passage obligé pour boucler cet itinéraire. Avec les petites variantes que nous n'avoins pas pu prendre (sentier des roches, escaliers de Hirschstein), c'est un tour parfais pour une randonnée tranquille de 4 jours. Nous reviendrons visiter les lieux manqués lorsque la neige aura fait place au soleil :)

Le matos

Un petit retour rapide sur le matériel emporté. Compte tenu de la saison encore fraîche et de la possiblité de trouver des abris de replis dans le coin où nous allions, nous sommes partis avec un liste mixte été-hiver, et nous ne l'avons pas regretté. Un abri minimaliste (300g tout compris) mais des vêtements et un duvet biplace chauds nous ont permis de partir léger (au maximum 6kg sur le dos pour moi et 3kg pour Irina, eau et bouffe pour 4 jours comprises) tout en passant des nuits confortables.

J'ai été conquis par les chaussures en mesh, Irina aussi d'ailleurs (outre les problèmes de frottement). Le pied respire, et lorsqu'il se mouille (eau, neige...), il sêche beaucoup plus vite que sous du Gore-Tex ou équivalent. Ayant les pieds bien aérés la journée, et pour une si courte durée, j'ai gardé les chaussettes de marche de la journée (mérinos) pour dormir, avec de simples chaussettes fines par-dessus pour ne pas salir le duvet. Chaleur sêche garantie sans aucun problème d'odeur après 3 jours (en cette saison...).

Pour la prochaine fois, je remplacerai juste :
 - les sacs plastiques par une paire de chausettes étanches (vapeur barrière)
 - les gants en latex par des gants imper-respi ou une deuxième paire de gants polaires
Mais ça reste du confort, car jamais nous n'avons été gênés par le froid au point de ne plus profiter de la randonnée. 

En lien les listes du matériel sur soi et dans le sac, auxquelles il faut rajouter 250g de gaz (je ne prends pas de cartouches plus petites, trop chères), au maximum un litre d'eau chacun et environ 3kg de bouffe pour deux. Cela ne comprend pas non plus l'éléctronique (GPS, photo réflex + 2 objectifs), qui était portée dans un sac banane devant pour être rapidement accessible. Encore une fois, avec un peu d'expérience et le strict minimum de matériel adapté, on peut faire beaucoup!

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